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La nature en ville

Retrouver la vraie nature de nos villes

 Dans nos villes, sous les tonnes de remblais, se cachent de magnifiques marais, des sources, des ruisseaux et des rivières. Sous l’asphalte de l’île de Montréal se trouve la meilleure terre fertile du Québec qui portait jadis des fruits en abondance. C’est le lot de nos villes d’avoir perdu petit à petit une flore et une faune incomparables et d’avoir remplacé les parfums délicats des végétaux par ceux des tuyaux d’échappement des automobiles. Le jardinage écologique urbain permet aux citadins de retrouver un peu la vraie nature qui se cache sous les villes.

 

 

Participer à assainir l’air de la ville

Les raisons qui poussent les citoyens dont je fais partie à jardiner en ville et près de la ville sont nombreuses. Le jardinage urbain améliore la qualité de l’air de la ville : augmenter la photosynthèse ne peut qu’aider à réduire les taux de gaz carbonique. Les jardiniers urbains, en cultivant toutes les surfaces disponibles, produisent de l’oxygène, ralentissent l’évaporation de l’eau et induisent une plus grande fraîcheur, ce qui est très apprécié durant l’été. Par ailleurs, les sols cultivés se réchauffent et se refroidissent plus lentement que les masses thermiques comme l’asphalte et le béton.  Si, de plus, les jardiniers réduisent dans leur propre cour les surfaces bétonnées et l’asphalte goudronné, ils se rendent alors très utiles pour les habitants de la ville en diminuant la chaleur estivale.

 

 

Créer un environnement plus agréable

L’environnement dans lequel nous évoluons influence grandement notre psyché. Reprendre contact avec la terre et avec les bruits de l’eau qui ruisselle, regarder les oiseaux qui s’abreuvent,  incite l’individu à la détente. Je me suis aperçu que plus je rendais mon milieu de vie agréable et confortable, moins j’avais besoin de m’évader de la ville. En agrémentant nos ruelles, nos rues, nos trottoirs et nos terrains, on a moins tendance à consommer du tourisme écologique qui fait que des milliers de voitures, chaque année, continuent de polluer l’atmosphère de la planète en envahissant les campagnes et les milieux naturels. En cultivant quelques légumes, des petits fruits et des fines herbes, en plus d’éprouver un grand plaisir à manger des produits frais, le jardinier urbain diminue ses déplacements, souvent motorisés, vers les épiceries.

 

Porter attention à la terre

Le jardinage qui produit des déchets que l’on doit transporter n’est pas écologique. Si le jardinier doit importer constamment de la terre pour son jardin, l’impact de son jardinage risque d’être plus lourd que les avantages. En produisant son propre compost avec les feuilles des arbres, les déchets de cuisine et du jardin, on améliore non seulement la composition du sol, mais nous réduisons nos besoins d’ajout de terre venant d’ailleurs.

 

Se méfier des engrais de synthèse et des pesticides

Pour diminuer l’impact des insectes ravageurs du jardin, il faut avant tout des plantes en santé. Si la présence des ravageurs devient trop insistante, il faut d’abord bien identifier l’intrus indésirable avant de tenter toute intervention (Voir la fiche  fiches les ravageurs et les insectes utiles). Les méthodes de culture tel la rotation et le compagnonnage aident réduire ravageurs et maladies. Beaucoup de produits biologiques sont aussi disponibles sur le marché. Vous pouvez aussi fabriquer les vôtres par des décoctions ou des macérations. La tanaisie, la rhubarbe, la prêle, la camomille, l’absinthe, l’ail, l’ortie, la rue, la consoude, le pyrèthre et le savon biodégradable peuvent vous être d’un grand secours. (Voir le livre 50 plantes utiles au jardin, à la maison et dans la cuisine)

Économiser l’eau

 

Jardiner en ville exige aussi une plus grande utilisation de l’eau du robinet. Durant la saison sèche, en juillet, il est nécessaire d’arroser. Pour limiter ces arrosages, on peut installer un système goutte-à-goutte qui permet aux plantes d’absorber une grande quantité d’eau en limitant l’évaporation de celle-ci, contrairement aux gicleurs qui éclaboussent. Il est également utile de retarder l’évaporation des plantes en posant, près des racines, un paillis, qu’il soit d’écorces de pruche, de pin, de paille ou de feuilles. Vous pouvez enfin récupérer l’eau de pluie des gouttières de votre toit. Cette eau, si elle est conservée à la température de l’air, favorisera une meilleure croissance pour vos plantes.

 

La ville devient de plus en plus verte. Nous voyons se multiplier les murs couverts de lierres, les capucines garnies de fleurs comestibles courir de balcon en balcon, les cours arrières regorger de fleurs et de fruits et des petits étangs où croassent des grenouilles pour nous faire penser qu’il y a peu de temps, la ville était un grand jardin.